Récup sublimée
Autre trésor chartrois: la maison Picassiette.
"Située dans le quartier Saint-Chéron, la Maison Picassiette, classée monument historique en 1982 est un exemple insolite et extraordinaire d'art naïf. Elle fut entièrement décorée - intérieur comme extérieur - par son propriétaire, Raymond Isidore, dit Picassiette, entre 1930 et 1962, de mosaïques réalisées à partir de morceaux de vaisselle brisée.
Ce chartrain est né le 8 septembre 1900. Il construisit, en 1930, un simple pavillon et consacra ensuite trente années à le transfigurer en un véritable joyau qu'il enrichit, encore et encore, de cours et de jardins qu'il décora inlassablement.
Labeur de 29 000 heures pour lequel il manipula 4 millions de débris de vaisselle, soit 15 tonnes... Tout est propice à son art : les pots de fleurs, la machine à coudre de son épouse, le lit ... La maison devient une immense mosaïque réalisée avec des fragments de céramique et de verre, de peintures et de sculptures.. Homme simple, de condition très modeste, sans instruction, vivant presque en marge de la société, Raymond Isidore était un personnage hors du commun. Architecte, artiste, il avait la foi des bâtisseurs de cathédrales.
Sa demeure est à l'image de son esprit. Aujourd'hui ce chef d'œuvre d'un artisan solitaire suscite chez la plupart des visiteurs un état d'euphorie et un étrange sentiment de dépaysement. Ce décor exprime le monde intérieur de son créateur, son rêve de beauté et d'éternité. Aujourd'hui, la Maison Picassiette fait partie des monuments incontournables de Chartres".
Comme la prise de photos est interdite, voici celles glanées pour vous sur la toile:
A visiter (de préférence) lorsque les beaux jours seront de retour...









