Parcours croisés
J'avais aimé "La jeune fille et la mère" qui nous plongeait sans ménagement au coeur d'une relation mère-fille où se mêlaient et se transmettaient les frustrations, les rêves brisés, la révolte et la soumission, l'amour et la haine.
Le tout se déroulant sous le joug du père "Moi-je-l'homme" et dans le carcan de la société Algérienne d'après l'Indépendance.
Leïla Marouane nous revient avec un nouveau livre qui une fois de plus fait la part belle aux Femmes et avec un nouveau nom (son nom): Leyla Z. Mechentel.
"Le papier, l'encre et la braise" où se mêlent le réel et l'imaginaire nous raconte le parcours de femmes algériennes, ses soeurs, nos soeurs, tiraillées entre leur pays et l'Europe, entre la religion et l'émancipation.
Pour vous mettre l'eau à la bouche: voici ce que nous "dit" la Quatrième de couverture:
"Djida et Sassiya se rencontrent lors de leur première année d'université, à Alger. Malgré leurs divergences, l'une musulmane pratiquante jusqu'à la dévotion, l'autre marxiste et féministe, elles deviennent amies. Séparées momentanément - Djida suit son jeune mari en Italie, Sassiya reste à Alger -, elles se retrouvent à Paris, mais leur relation se détériore en même temps que s'inversent les rôles : la dévote se glisse dans la peau d'une Parisienne mondaine, la marxiste féministe se découvre une identité religieuse. L'une comme l'autre ont leurs raisons que l'auteure analyse avec justesse et subtilité.
Dans un style alerte et vif qui privilégie le dialogue, comme pour mieux faire entendre les voix de ses personnages, Leyla Z. Mechentel livre ici un récit moderne, traversé de tragédies mais aussi de moments de bonheur".
Au fil des pages, on s'attache à ses femmes qui évoluent, luttent, vivent près de nous, en nous. On espère, on rêve, on se révolte pour et avec elles.
Toutes ces (les) Femmes vous disent "Merci, Leyla"

