jeudi 24 décembre 2009
Merci
Pas fashion-victimfashion-victim pour un sou, j'ai quand même fini par avoir vent de l'ouverture d'un nouveau "concept-store": Merci installé au 111 boulevard Beaumarchais 75003 Paris / du lundi au samedi de 10h00 à 19h00:
C'est au fond d'une cour qu'un immense loft (les anciens entrepôts du fabricant de tissus Pierre Frey)vous attend. On se balade de pièce en pièce, sur plusieurs niveaux, admirant (presque comme dans un musée) de beaux objets, des vêtements de créateurs (dont Stella Mc Carney). C'est beau, chic et cher... Mais c'est pour la bonne cause : les bénéfices réalisés sur vos achats sont reversés à des œuvres caritatives.
Envie d'une pause? Restaurant, café et librairie d'occasion vous accueillent. L'espace repas situé en sous-sol avec vu sur un jardin intérieur m'a paru bien sympathique: à tester :o)
J'en suis repartie avec un sachet en papier:
Contenant mes emplettes: 100 étiquettes (pour mes futurs paquets-cadeaux, en guise de marque-places, etc...) pour 3,50€:
Je reviendrai...
Tags : bonnes adresses, Parissamedi 19 décembre 2009
J'applaudis
Bien que je ne sois pas une critique professionnelle, j'ai envie de vous conseiller 2 spectacles qui m'ont enchantée.
Le premier se joue en ce moment et jusqu'au 2 mais 2010 à la Comédie Française: "Les Joyeuses Commères de Windsor" de Shakespeare dont voici le résumé: "Échoué telle une baleine "à la panse majestueuse" dans la petite ville de Windsor, Falstaff s'empresse de faire la cour à deux bourgeoises pleines de bon sens, Madame Duflot et Madame Lepage, qui ont tôt fait de remarquer qu'il en veut plus à leurs écus qu'à leurs charmes. Les matrones, piquées dans leur honneur, s'ingénient à lui jouer des tours pendables dans une atmosphère d'allégresse et de fête saisonnière confinant au surnaturel quand l'ultime mésaventure se joue dans une forêt peuplée d'esprits facétieux. Falstaff, personnage truculent et joyeux, mais que la vieillesse rend aussi mélancolique, fait ici les frais de la cruauté de l'âme humaine, à la fois tourmentée par des désirs transgressifs et une morale puritaine. Conte de taverne dont les nombreux épisodes dressent un portrait vivant et gai de la sociabilité ordinaire du XVIème siècle anglais, la pièce ouvre aussi une porte sur le monde magique qui habite chacun de nous".
Photos montrant la troupe au moment du salut:
Le second se joue jusqu'au 30 décembre prochain au Petit Montparnasse avant de partir en tournée:
"Il se tient debout, seul sur les planches, tout près des spectateurs, petit et droit, un peu trapu, jambes et bras légèrement écartés dans son costume noir.
Il commence à parler et déjà il y a comme une évidence. Pas seulement celle de voir un immense auteur-compositeur-interprète sur scène : ici, c'est l'homme que l'on découvre d'abord, un homme à la voix merveilleuse, tranquille, à peine appuyée.
On sent tout de suite la sincérité, la conviction de Michel Jonasz, qui a lui-même écrit et mis en scène la pièce.
Cela faisait trente ans qu'il n'avait pas fait de théâtre et s'il y revient c'est pour rendre hommage à la mémoire de ses grands-parents.
Il interprète Abraham, son grand-père maternel, né à la fin du XIXème siècle en Pologne, "le pays le plus triste du monde", réfugié en Hongrie à l'âge de vingt ans, où il épouse la belle Rosele, lui fait plein d'enfants, vit dans le respect de la religion et le bonheur familial, entre l'épicerie et la synagogue où il est Cantor. Jusqu'à ce qu'à la fin des années trente il soit obligé d'envoyer quatre de ses enfants en France pour les protéger, avant que lui-même, en 1944, sous les hurlements des chiens, se voit intimé l'ordre d'aller prendre une douche.
Avant de disparaître, Abraham se souvient de cette vie-là, ces années heureuses, où il chantait, dégustait les gefilte fish de sa femme, philosophait avec son meilleur ami Yankle, qui était aussi le meilleur tailleur du monde.
C'est à ce grand-père, père de sa mère Charlotte, l'une des deux seules de la fratrie ayant échappé à la déportation, que Michel Jonasz prête sa voix aujourd'hui.
Il incarne Abraham de sa voix ouatée et puissante, accompagné de musique tzigane enregistrée pour l'occasion à Budapest, rendant ainsi hommage à ses sources d'inspiration. Lorsqu'il se met à chanter, souvent en yiddish, son timbre reconnaissable entre tous, comme surgi des profondeurs, porte à merveille la dimension historique de la pièce. Mais Jonasz fait aussi la part belle à l'humour, dans le texte comme dans l'interprétation, en particulier dans les dialogues sur la religion entre Abraham et son ami Yankle, pétri d'interrogations sur Dieu et ses commandements.
Entre moments savoureux et moments d'émotion, l'adhésion du public est à l'image de l'affection de Michel Jonasz pour son personnage : sans réserve, du début à la fin.
Un très beau et fort spectacle".
Tout est dit...
Tags : Paris, théâtrevendredi 27 novembre 2009
Cadeaux de noël
En cette période prénoëlesque, les créateurs tiennent salon.
Si en cette fin de semaine vous êtes dans la Capitale, n'hésitez pas à aller y faire un tour afin de remplir votre hotte de Père (ou Mère) Noël:
Court circuit, soit 95 créateurs (mode/déco/art contemporain) vous attendent à l'Espace d'Animation des Blancs Manteaux 48 rue Vieille du Temple dans le 4ème arrondissement / Métro: Hôtel de Ville ou Saint Paul / vendredi 27/11, samedi 28/11 et dimanche 29/11 de 10h00 à 21h00.
Tags : bonnes adresses, Parismercredi 11 novembre 2009
Renaissance
Pendant des années, j'étais désolée de constater qu'un magnifique bâtiment parisien se dégradait.
Désormais restauré, je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir l'Hôtel Fieubet dont les façades furent remaniées en 1857 par l'architecte Jules Gros à l'initiative du propriétaire de l'époque, le Marquis de Lavalette.
Que ce soit la façade principale située au 2 bis quai des Célestins (dans le 4ème arrondissement):
Ou celle donnant dans la rue du Petit-Musc:
Elles ruissellent d'éléments décoratifs de style néo-baroques italo-espagnols: guirlandes de fruits et de fleurs, cariatides, draperies, etc...
Je me demande si les élèves qui fréquentent l'école Massillon, établissement catholique mixte, sous contrat d’association avec l’Etat, qui occupe les lieux depuis 1877 les apprécient à leur juste valeur...
Tags : Paris
samedi 7 novembre 2009
A l'abri
Pas un temps à mettre un chien dehors...
Qu'à cela ne tienne! Réfugions-nous dans le dernier des passages couverts parisiens édifiés au 19ème siècle, sous le règne du Baron Haussmann.
Avant d'y pénétrer, plantons le décor:
Inauguré en 1860, le Passage des Princes est situé dans le 2ème arrondissement, sur les Grands Boulevards, et relie le 5 boulevard des Italiens au 97 rue de Richelieu. A l'origine, il s'appelait le Passage Mirès, du nom du banquier qui acheta le « Grand Hôtel des Princes et de l’Europe » ainsi qu'une parcelle voisine afin d'y construire un passage piéton et commerçant très en vogue à l'époque.
Il s'agissait d'une galerie surmontée d'une verrière à double pente rythmé d'arceaux métalliques joliment ouvragés.
Victime d'une opération immobilière en 1985, il fut détruit puis reconstruit à l'identique ou presque puisque l'angle ouvert qu'il formait à l'origine fut redressé de façon jusqu'à former un angle droit.
Désormais, il est bien connu des enfants puisqu'il accueille exclusivement des boutiques de jouets:
Il risque d'être très fréquenté dans les semaines à venir...
Tags : Parisvendredi 31 juillet 2009
Japon
De passage dans le 5ème arrondissement, j'ai fait un crochet par la rue Galande et n'ai pu résister à l'attrait du Chat Huant, une double boutique où l'on peut acheter des objets japonais:
Des chutes de tissus japonais pour faire des merveilles:
Des chaussettes à porter avec des tongs:
Que du plaisir....
Tags : Paris, tissulundi 27 juillet 2009
Solution
Le mystère a pas résisté longtemps à votre sagacité!
Cette photo a été prise sur le quai de la station de métro Concorde de la Ligne 12 qui relie la Porte de La Chapelle à la Mairie d'Issy et traverse Paris du nord au sud:
Datant de 1991, ce décor de céramique est l'oeuvre de l'artiste Françoise Schein. L'absence de ponctuation (renvoyée en bas de chaque section) rend ludique la lecture du texte de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen:
Et vous avez largement le temps de vous occuper en attendant la prochaine rame:
Tags : Parisjeudi 23 juillet 2009
Royal
Je ne résiste jamais au plaisir de m'y promener lorsque je suis dans le quartier et que j'ai une poignée de minutes devant moi. Ne serait-ce que pour admirer ces magnifiques pavements en mosaïque:
Et dire que Colette les a foulés...
Qu'elle s'est promenée dans ces galeries:
Y a peut-être fait des emplettes...
Qu'elle a profité de cet havre de verdure:
Loin du tumulte de la capitale, je laisse le temps filer....Vite, les 3 coups vont bientôt retentir à 2 pas de là! Il me faut quitter le Palais Royal et gagner mon fauteuil:
Avant que les lumières s'éteignent et que le spectacle commence, mon regard se lève vers le plafond richement décoré de la salle Richelieu de la Comédie Française:
Ce soir là, j'ai assisté à la représentation d'une fable en 3 actes d'Eduardo de Filippo: "La Grande Magie: Dans une station balnéaire où tout le monde s'ennuie, au cours d'un spectacle un peu minable, Otto Marvuglia, un magicien sur le retour, fait disparaître la femme de Calogero Di Spelta, laquelle profite du stratagème pour s'enfuir avec son amant. Comble de l'humiliation, Marvuglia fait croire au mari cocu (rôle tenu par un de mes comédiens préférés: Denis Podalydès), devant tout le monde que sa femme est désormais enfermée dans une petite boîte. Mais "La Grande Magie" n’est pas une comédie comme les autres;en décidant d’accepter la suggestion parfaitement insensée de l’illusionniste, Di Spelta va livrer un combat contre l’inévitable déchéance de son existence. Non, sa femme ne l’a pas trompé. Oui, elle est enfermée dans une boîte. Tout l’ordre du monde peut alors s’inverser, et notre antihéros accéder à la vérité et à la complexité de son être.
Tags : Parismardi 21 juillet 2009
Coup de neuf
La RATP rénove ses stations. De vieilles affiches sont mises à jour sur les quais:
De quoi patienter en attendant la rame :o)
Tags : Parismardi 16 juin 2009
Luxe, calme et volupté
Sur le Place FurstembergFurstemberg, il n'y a pas que des paulownias. Il y a bien sûr le musée Eugène Delacroix. Mais il y aussi Flamant: un superbe magasin de déco où j'aime bien flâner.
Je n'y fais pas mes emplettes, mais y picore des idées.
Tout y est beau, bien rangé, mis en valeur...
Pas comme dans la vraie vie...
Tags : bonnes adresses, Paris













































