samedi 12 avril 2008
Palette
Comme toute île qui se respecte, l'élément liquide lui sert d'écrin et d'unique voie d'accès:
Il faut bien reconnaître qu'elle prend un malin plaisir à s'y mirer:
Lorsque le miroir devient un peu moins déformant, son portrait s'affine:
Afin de ne pas finir comme Narcisse, redressons la situation!
Ces maisons hautement colorées, le linge qui sèche aux fenêtres sont autant d'indices destinés à vous permettre d'identifier l'île de ....
C'est par beau temps qu'elle est la plus photogénique:
Quelques touches de couleurs volées ça et là:
Pour celles et ceux (car il parait que des hommes viennent parfois se balader par ici...) qui ne l'auraient pas reconnue: nous sommes sur l'île de Burano, à quelques encablures de Venise ;o)
Dites, ça vous plairait que je vous emmène flâner dans la Sérénissime?
vendredi 25 janvier 2008
Chemin de croix
Petits points blancs posés ça et là, dans des endroits parfois improbables, les chapelles sont indissociables des paysages grecs:
Bien que de formes et de tailles variées, elles possèdent des points communs que je vous laisse deviner:
La curiosité étant bien naturelle, je suis prête à parier que vous mourez d'envie de savoir ce qui se cache derrière cette porte...
Avec un peu de chance, lorsque vous soulèverez le loquet, elle pivotera sur ses gonds et s'ouvrira sur un intérieur modeste divisé en 2 partie par l'iconostase derrière lequel se trouve le sanctuaire strictement réservé au clergé:
Tout en restant dans la nef, approchez-vous-en afin de détailler les icônes qui le recouvrent:
A disposition des fidèles, huile et allumettes servent à alimenter les lampes à la lumière vacillante:
C'est presque à regret qu'il nous faut quitter cet endroit paisible et frais pour poursuivre notre chemin:
Mais, le monde est vaste et il y a tant à explorer...
mercredi 2 janvier 2008
Pigeon vole
Ceux de l'île de Tinos sont les plus nombreux et les plus réputés. Mais, Andros, sa voisine, n'en est pas dépourvue! Je veux parler des περιστερώνες ou, autrement écrit, des pigeonniers.
C'est à l'occupation vénitienne que ces îles doivent l'introduction de l'élevage des pigeons appréciés pour leur chair savoureuse, leurs fientes universellement connues comme engrais phosphaté et comme moyen de communication.
Comme il fallait bien que ces petites bêtes dorment et nichent quelque part, on a utilisé de simples pierres sans liant pour leur construire des résidences. Au fil du temps, afin de joindre l'utile à l'agréable, certains pigeonniers ont été blanchis et des décorations les ont ornés.
C'est dans les vallées que vous apercevrez leur silhouette massive:
Malheureusement, bon nombre sont à l'abandon par manque de financement:

Posées verticalement au sommet du pigeonnier, ces pierres blanchies, certes décoratives, ont pour but d'attirer les pigeons vers les ouvertures car de loin elles ressemblent à des congénères déjà posés.
Et, ça marche!
L'habitat est indéniablement rustique, mais les pigeons savent se contenter de peu:
Depuis quelque temps, ils ne sont plus les seuls à y élire domicile. Désormais, certains pigeonniers sont restaurés et convertis en habitation:
Cette architecture typique est parvenue à séduire les municipalités qui s'en inspirent pour les arrêts de bus!
samedi 29 décembre 2007
Les randonneurs
Alors que l'hiver s'est installé pour plusieurs mois, j'ai une irrésistible envie de vous entraîner au soleil et plus exactement en Grèce, à la découverte de l'île d'Andros.
Située à 2 heures de bateau du continent, ce bout de terre est le paradis des randonneurs et la seule île grecque où les sentiers sont balisés.
Carte en mains et itinéraires repérés sur le site d'un Belge amoureux des îles grecques, nous avons emprunté les chemins pavés (kalderimia) qui sillonnent la partie sud-est d'Andros et ainsi découvert de superbes paysages invisibles aux motorisés:
La plupart du temps, ces sentiers ou chemins muletiers sont bordés par de très beaux murets construits de façon typiquement andriote: une alternance de pierres ordinaires et de grosses plaques verticales qui permettent une construction plus rapide et moins gourmande en matériau:
Non, ce n'est pas un chemin de ronde ni une voie sans issue, mais une aire de battage:
Randonner permet également d'observer la faune:
et la végétation:
Autre atout pour la randonnée: contrairement aux autres îles cycladiques, Andros est très riche en eau grâce aux pluies relativement abondantes qui l'arrosent et aux nombreuses sources qui dévalent les pentes de ses massifs montagneux. Chaque village possède au moins une fontaine d'où jaillit une eau pure et fraîche:
On prolongerait bien cette halte salvatrice, mais il nous faut repartir car la journée est déjà bien entamée et nous ne sommes pas encore rendus...
Chemin faisant, nous jetons un coup d'oeil à l'habitat parfois modeste:
Mais, il n'en est pas toujours aussi car Andros fut la patrie de nombreuses générations d'armateurs qui construisirent de riches demeures encore visibles dans certains villages.
De loin, les villages blanchissent les pentes des vallées. Mais, en regardant plus attentivement, on remarque que les demeures sont coiffées de toits de tuiles rouges ce qui n'est pas dans le plus pur style architectural cycladique:
La mer ne doit plus être très loin...
Effectivement! Une dernière descente et nous aurons bouclé la boucle:
Ouf! Et si on s'offrait une séance de farniente...
jeudi 25 octobre 2007
Dernier chapitre
Classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO, le Mosteiro dos Jeronimos (Monastère des Hiéromytes) mérite bien que je lui consacre un mini-reportage, le dernier tiré de notre escapade printanière à Lisbonne.
Datant de la fin du XVème siècle, il a résisté pour notre plus grand bonheur au fameux tremblement de terre qui dévasta la capitale lisboète en 1755.
Comment ne pas rester bouche bée devant ce portail, chef d'oeuvre de l'art manuélin:
Véritable prouesse que cette forêt de fines colonnes qui soutient depuis plusieurs siècles les hautes voûtes de la nef:
Quant au cloître datant du XVIème siècle, il est richement paré de motifs d'inspiration végétale, religieuse:
Je vous laisse apprécier la finesse du travail de la pierre qui a la légèreté de la dentelle:
Une récente rénovation a rendu à la pierre d'Alcantara sa couleur d'origine. Appréciez la finesse du travail, la diversité et la profusion des ornements. Un pur bijou...
Comme ce lion, votre regard se perdra dans la contemplation de tant de beauté....
Envie de reprendre des forces après cette visite et avant d'enchaîner avec la Tour de Belèm, le Monuments des Découvertes? Rendez-vous à 2 pas d'ici, rua de Belém, à la Antiga Confeiteria de Belém qui, depuis 1837, nous régale avec ses pastéis de nata: sorte de mini-flan à déguster de préférence tiède, saupoudré de sucre glace et de cannelle. Hmmmmm!
dimanche 21 octobre 2007
Se tenir à carreaux...
Mosaïste en herbe, inutile de vous dire que lors de notre séjour lisboète (qui remonte déjà au printemps dernier...) je me suis particulièrement intéressée aux azulejos qui furent inventés au XVème siècle .
Que ce soit au hasard des rues:
Qu'en visitant le Museu nacional do Azulejo installé dans le couvent de Madre de Deus dont l'élégant cloître manuélin date du XVIème siècle:
Dans cette vitrine, les différentes étapes de leur fabrication:
Les azulejos servirent de support à de nombreux thèmes: guerre, chasses, portraits, végétaux, scènes religieuses:
Certains détails méritent une attention particulière: comme ces chevaux au regard humain:
ou cet assemblage quelque peu embrouillé:
J'avoue avoir un faible pour adorables animaux:
Un petit détour par la cafétéria installée dans les anciennes cuisines du couvent pour admirer le menu du jour:
Un immense panneau datant d'avant le tremblement de terre de 1755 atteste du caractère maritime et religieux de la ville. Vous pourrez vous amuser à reconnaître certains monuments comme le Monastère des Jéronimos qui mériterait qu'on lui consacre tout un article:
Mais, ça me donne une idée...
jeudi 4 octobre 2007
Banlieue lisboète
Quitte à prendre un train de banlieue, autant que ce soit celui qui vous mènera à Sintra!
Située à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Lisbonne, cette charmante bourgade est connue, entre autre, pour ses queijadas (petits gâteaux à base de fromage blanc et de cannelle) comme en atteste la boutique posée en face de la gare:
Un des autres attraits de Sintra, classée au Patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO, est le Palacio da Pena. Pour le rejoindre, il vous faudra traverser une forêt très rafraîchissante:
Puis, grimpez quelque peu car l'édifice est posé à 500m au dessus du niveau de la mer. Vos efforts seront récompensés par ce panorama:
Dès le porche d'entrée, le décor est planté:
Construit au XIX ème siècle par le Roi du Portugal (cousin de Louis II de Bavière), ce palais d'opérette a de quoi surprendre:
Ne vous laissez pas rebuter par ce terrible gardien, car à l'intérieur des merveilles vous attendent:
Tel ce cloître de style manuélin:
Le Parque da Pena qui lui sert d'écrin mérite qu'on s'y promène. Peut-être serez-vous accueilli(e)s par un tapis de pétales roses:
Le doux murmure de l'eau guidera vos pas:
Jusqu'à ces fougères arborescentes:
et cet impressionnant arbre aux troncs multiples:
Quel dépaysement!
vendredi 21 septembre 2007
Scènes de rue
Lorsqu'au printemps dernier, j'ai vu ce graffiti sur le blog de Chloé, je n'ai plus eu qu'une seule envie: m'offrir une escapade à Lisbonne afin d'en juger par moi-même:
La meilleure façon de découvrir une ville étant d'y déambuler, je vous invite à me suivre. Mais, tout d'abord, enfilez une paire de chaussures confortables car le revêtement ne sera pas toujours tendre avec vos semelles:
Indissociables de Lisbonne, "la calçada portuguesa", c'est à dire ces petits pavés noirs (basalte) et blancs (calcaire) taillés à la main décorent depuis le 19ème siècle les trottoirs de la ville:
Autre mise en garde: il vous faudra dévaler (ou gravir) de raides escaliers pour passer d'un quartier à un autre:
Prêtes à me suivre pour un plongeon au coeur de la ville?
A vous faufiler dans les ruelles?
Certes, je n'ai rien contre les lieux faciles à découvrir car répertoriés dans tous les guides, comme les arcades qui entourent la Place du Commerce où il fait bon flâner:
Mais, je préfère vous montrer ce qui n'est pas remarquable et qui pourtant fait partie intégrante de la ville. Je dois vous avouer que j'ai un faible pour les façades qui ont un passé, une âme:
Combien de temps encore résisteront-elles à l'attaque des bulldozers?
Non, je ne suis pas sectaire car je sais apprécier ces constructions presque futuristes aux lignes épurées:
Mais, j'aime à imaginer ce que cache ces portes closes:
Il aurait été dommage de ne pas jeter un coup d'oeil à cette adorable fenêtre:
Les élégantes façades ne manquent pas non plus:
Et pour finir: un petit clin d'oeil à une célèbrissime boutique parisienne (lieu de perdition pour les brodeuses....):
Et pour vous, Messieurs, cette timide enseigne:
Les pas se font traînants...Il est temps de regagner notre pension afin d'y prendre un repos bien mérité...car la découverte est loin d'être terminée...
Cette balade vous a plu? Vous en redemandez?
A suivre...
mardi 11 septembre 2007
En voiture
Si Paris a récemment inauguré son tramway, Lisbonne ne s'est jamais séparé des siens. Ils font partie du paysage:
Je vous recommande vivement d'emprunter au moins une fois le mythique tram N° 28 qui vous emportera vers l'Alfama, un des quartiers les plus typiques aux rues parfois si étroites que les parois du tram flirtent avec les façades des maisons:
Lisbonne étant, comme Rome, construite sur 7 collines, inutile de vous dire que vos jambes seront largement sollicitées... Mais, rassurez-vous, comme les Lisboètes, vous pourrez emprunter les funiculaires pour gravir ou descendre les ruelles pentues:
Si vous n'êtes pas sujettes au vertige, cet élévateur construit par un élève de Gustave Eiffel vous transportera, non pas au 7ème ciel, mais sur la colline du Bairro Alto. Depuis sa plate-forme, la vue panoramique est garantie:
C'est beau un élévateur, la nuit...
vendredi 7 septembre 2007
Voyages immobiles
Moi qui ne suis pas partie en vacances cet été, je me rattrape avec la rubrique "Géographie" qui me permet de savoir depuis quels pays mes visiteuses viennent se balader du côté de mon blog. Et, ce matin, j'ai eu l'agréable surprise de découvrir ceci:
Nouvelle-Calédonie 41 40%
France 39 38%
Japon 11 11%
Suisse 6 6%
Belgique 2 2%
République de Moldavie 2 2%
Fédération de Russie 1 1%
Et, tout ça sans passeport, visa, vaccins ou jet lag...









































































































































