mercredi 31 octobre 2007
A l'abri
D'un de nos voyages de par le monde, de la ville de Malacca en Malaisie (pour être plus précise), j'avais rapporté 2 petites cuillères en porcelaine:
Et, puis pendant les soldes d'été, j'ai acheté ce cadre-vitrine chez Habitat:
Et pourquoi pas les réunir?
Après avoir fixé le verre avec de la colle contact gel sur la feuillure de la baguette, j'ai habillé l'intérieur de la baguette à l'aide de morceaux de carton (2,5 mm d'épaisseur) recouvert d'un papier matière acheté chez la Fourmi à Bruxelles:
En superposant 2 épaisseurs de carton plume, j'ai fabriqué un socle. Je l'ai recouvert d'un papier de soie rose (il ne faut jamais jeté les emballages...). J'ai souligné les bordures avec de minces bandes coupées dans le papier matière vert. J'ai utilisé du double-face pour les fixer:
Ensuite, en utilisant du double-face, j'ai fixé les cuillères sur le socle:
Voulant assurer l'arrimage, je les ai épinglées:
Afin d'éclairer l'ensemble, j'ai collé le socle sur une cartonnette préalablement recouverte d'un papier blanc:
Après avoir méticuleusement nettoyer le verre, je l'ai fixé par de fines bandes de double-face posées sur la tranche des cartons habillant l'intérieur de la baguette. Puis, j'ai terminé comme pour un encadrement classique: carton de fond + pose d'un anneau + quelques clous + bandes de kraft...
Voilà, le résultat:
lundi 5 mars 2007
A la baguette, suite et fin
Il y a quelques jours, je vous avais proposé le début d'un pas à pas où il était question d'encadrer cet adorable broderie:
Après être aller acheter un morceau de verre et une baguette coupée et assemblée au Cadre Roussin (21-23 rue de l'Amiral Roussin 75015 Paris / tél: 01 45 66 92 51), je suis en mesure de poursuivre l'encadrement commencé sous vos yeux.
Tout d'abord, je pose le verre parfaitement nettoyé sur les cartons et je maintiens le tout en place avec des pinces:
L'étape suivante consiste à faire le paquet en réunissant l'ensemble à l'aide de bandes de kraft gommé. Pour ce faire, je les plie dans le sens de la longueur à 3 mm du bord:
Puis, je mesure l'épaisseur des cartons et du verre réunis et reporte cette mesure à partir du bord déjà plié avant de marquer un second pli:
Ensuite, je dégage la partie centrale qui viendra habiller le côté du paquet:
Voilà chose faite:
Sauf erreur, l'anneau doit se trouver dans la partie supérieure de l'encadrement:
Je place le paquet dans le cadre et solidarise les 2 par quelques clous "tête d'homme" plantés en biais:
Le clou doit disparaître:
Je colle des bandes de kraft gommé en vis à vis à cheval sur la baguette et le paquet:
Je recommence l'opération en prenant soin de ne pas coller l'extrêmité des bandes de kraft:
Je place une règle comme suit et coupe l'excédent au cutter:
Le fini est impeccable:
Je signe mon "oeuvre":
Mission accomplie!
jeudi 1 mars 2007
A la baguette
Il arrive que mon entourage fasse appel à mes "talents manuels" et me confie une broderie à encadrer, par exemple:
Et si je vous proposais un pas à pas...Tout d'abord, je lave à la main la broderie afin de la débarrasser des poussières qu'elle a pu récolter ça et là et je la repasse sur l'envers avant qu'elle ne soit complètement sèche en intercalant un tissu afin de la protéger. Je me suis laissée dire que certaines d'entre vous les amidonnaient, moi pas.
Je détermine la partie de la broderie que je souhaite laisser apparente et que j'appellerai "fenêtre image" ou FI . Ici: 11 cm x 10 cm.
Puis, ayant choisi la technique du biseau à l'anglaise (ou à 45°), j'ajoute 0,4 cm de chaque côté de la FI car je vais utiliser du carton bois de 3mm d'épaisseur. Enfin, je rajoute 4 cm de chaque côté de la FI en guise de passe-partout.
En résumé: j'obtiens une largeur de: 4 cm + 0,4 cm + 11 cm + 0,4 cm + 4 cm = 19,8 cm et une hauteur de: 4 cm + 0,4 Cm + 10 cm + 0,4 cm + 4 cm = 18,8 cm.
Je coupe à ces dimensions: 1 carton de fond (2 mm d'épaisseur) qui accueillera l'accroche sous forme d'un anneau, 1 carton (2 mm d'épaisseur) sur lequel je collerai du molleton, 1 carton à biseau (3 mm d'épaisseur) et 1 cartonnette:
Je place le carton à biseau ouvert sur un des cartons de 2 mm d'épaisseur afin de reporter à l'aide d'un critérium la FI. A l'intérieur du tracé, je colle un morceau de molleton (j'utilise du molleton mural acheté au marché Saint Pierre):
J'habille la cartonnette d'un papier blanc cassé coupé au ras à l'extérieur et rembordé au niveau de l'ouverture:
Pendant que la cartonnette est mise à sécher sous presse, j'habille le biseau avec du papier népalais vert: j'apprécie particulièrement le papier matière car il permet de camoufler les petites imperfections:
Ensuite, je colle ensemble la cartonnette et le carton à biseau et, bien sûr, je les mets à sécher sous presse:
J'agrémente le biseau en ajoutant un dépassant rouge foncé au moyen d'une petite bande de double-face:
Je peux alors positionner la broderie en la fixant par du double-face placé tout autour de la FI. Je prends soin de bien centrer la broderie et d'aligner la trame le long de la FI:
Pendant que la broderie s'adapte à son encadrement, je fixe un anneau coudé à l'aide d'une bande de 7cm de bradel sur le second carton de 2 mm d'épaisseur:
Après avoir retendu, si besoin, la broderie, je découpe l'excédent de toile afin de supprimer les sur-épaisseurs inutiles:
Pour être sûre que la broderie reste bien à sa place, je l'emprisonne à l'aide de bandes de kraft gommé:
Voici ce que cela donne en situation:
Prochaine étape: aller acheter le verre et la baguette.
A suivre...
mercredi 13 septembre 2006
C'est de ma faute...
Oui, j'avoue. Tout est de ma faute, mais j'assume! C'est bien moi qui est transmis le virus de la broderie au point de croix à Monique. Et non contente de cela, je lui est refilé celui de l'encadrement.
Et j'en suis fière!!!
Vous me trouvez quelque peu présomptueuse? Pour vous prouver que non, voici sa dernière oeuvre:

Tout est parti d'un mini-kit au point de croix offert par un magazine féminin. Une fois brodé, Monique a voulu l'encadrer. Elle a alors imaginé une mise en scène. Il lui fallait des accessoires (un pot et un arrosoir) qu'elle a dénichés chez Pain d'Epices. Quant au banc, mon élève l'a fabriqué en taillant ses différentes pièces dans un cageot récupéré à la fin d'un marché. Une fois assemblé, Monique a eu l'idée, de lui donner l'aspect du bois vieilli en le frottant avec des feuilles de thé infusées et essorées.
Elle a, bien entendu, judicieusement choisi papiers népalais et baguette.
Reconnaissez que j'ai bien raison d'être fière de moi et surtout de mon élève!
lundi 26 juin 2006
Recherche cours d'encadrement désespérément...
Si telle est votre quête et que vous habitez Paris, lisez ce qui suit:
"Le cours d'encadrement a été dispensé par Françoise Naudin, adepte de l'encadrement depuis près de 20 ans et professeur depuis une dizaine d'années. Passionnée d'histoire de l'art, elle s'adonne aussi à la restauration de gravures et donne des cours de dorure. Au sein de l'association "Sport et Loisir, Paris 6ème" Françoise Naudin anime deux cours de deux heures tous les jeudis. Ouverts à tous les niveaux, ces ateliers sont l'occasion d'apprendre différentes techniques. Renseignements : "Sport et loisirs, Paris 6ème" - 78 rue Bonaparte, 75006 Paris. Tél. 01 40 46 76 90."
Ces quelques lignes sont extraites d'un article paru sur l'Internaute et parle de ma prof d'encadrement: l'épatante Françoise qui m'a transmis son savoir-faire.
Voici quelques techniques qu'elle m'a enseignées (désolée pour la qualité des photos mais à l'époque je ne tenais pas de blog et n'ai pas pris de clichés avant la pose du verre...):
J'ai joué avec la texture du carton ondulé qui rappelle celle du banc en lattes. Le cadre est fait de chutes de carton bois de 2mm entièrement recouvert de carton ondulé. Ce matériau nécessite un travail de précision afin de raccorder les creux et les bosses. De plus, la coupe est délicate car il faut éviter d'écraser le bord du carton ondulé. Sinon, on peut toujours le reformer en enfilant délicatement le bout d'une aiguille dans chaque tunnel...Ne pas hésiter à changer la lame du cutter avant de se lancer!
La technique de l'embossage permet de réaliser des encadrements très ludiques. Il suffit de coller sur le passe-partout des formes évoquant le sujet découpées dans de la cartonnette avant de recouvrir le tout avec du papier. Afin que les formes soient bien épousées, il est préférable de choisir un papier souple mais suffisamment résistant pour éviter de le déchirer. Autre conseil, ne pas hésiter à bien encoller les épaisseurs de cartonnette afin de créer un peu d'humidité; ce qui aide à détendre le papier.
Commencer par maroufler les contours avec le doigt et un chiffon propre (pour éviter de lustrer le papier). Puis, vous pouvez utiliser votre plioir ou une pointe à embosser (genre de crayon dont l'extrémité est une petite boule en métal). La douceur et la délicatesse sont plus que conseillées...
Désirant accentuer le relief, j'ai superposé 2 épaisseurs de cartonnette pour réaliser le pied de la lampe et j'ai rajouté une épaisseur supplémentaire pour l'abat-jour. Afin d'arrondir les angles, j'ai poncé les contours avec une lime à ongles en émeri.
Au départ il y avait une simple carte postale. Je l'ai soulignée avec un dépassant collé grâce à du Gudy (adhésif double-face). Puis je l'ai collée sur un pavé recouvert de papier népalais (j'adore ce matériau: grand choix de teintes, texture facile à travailler qui, de plus, permet de masquer les petits défauts...). Un papier imprimé d'idéogrammes chinois est venu recouvrir le fond. Afin de mettre la carte postale en valeur, j'ai glissé un morceau de carton de 3mm sous le haut du pavé. Ensuite, j'ai découpé des morceaux de carton de bois de 2mm et les ai habillés avec le papier imprimé (pour l'esthétisme, j'ai tenté d'aligner les idéogrammes des côtés avec ceux du fond...) pour confectionner un boîtage. J'ai consolidé l'extérieur avec du kraft gommé. La vitre a été fixée avec de la colle Néoprène gel. Restait plus qu'à faire le paquet, confectionner une baguette avec des chutes de carton bois, la recouvrir de papier népalais, la coller sur le paquet et habiller les côtés extérieurs de la boîte...et à accrocher l'"oeuvre".
Voici l'encadrement dont je suis la plus fière! La carte postale est fixée à l'arrière d'un passe-partout recouvert de papier noir avec du Filmoplast. Afin de donner de la profondeur, des bandes de carton-plume de 1 cm d'épaisseur et de 2 cm de large sont collées sur le pourtour du premier passe-partout. Ne pas oublier d'habiller avec du kraft gommé blanc la tranche du carton-plume qui se trouve vers l'intérieur: avec le temps, la mousse du carton-plume peut se dégrader et former de la poussière à l'intérieur du paquet.
J'ai préparé 2 autres passe-partout avec une fenêtre-image reculée d'1 cm de chaque côté. L'un a été recouvert de papier noir, l'autre a été découpé en prolongeant les lignes de la carte postale. Chaque pièce du puzzle a été légèrement retaillée afin que le fond noir apparaisse comme sur la carte postale et habillée avant d'être collée. Les motifs sur fond bleu ont été réalisés de cette façon: j'ai découpé de fines lamelles dans de l'adhésif repositionnable et les ai disposées en m'inspirant de l'original. Puis, j'ai tamponné avec mon index préalablement trempé dans de la cire à dorer. Après avoir laissé sècher quelques minutes, il n'y a plus qu'à ôter l'adhésif...
Et tout cela, je le dois à Françoise!
lundi 6 mars 2006
Je vous montre tout
Estimant que le suspens avait assez duré, j'ai décidé de tout vous révéler.
Voici la baguette qui orne désormais l'encadrement que j'ai imaginé afin de mettre en valeur notre turquoise souvenir:
Je ne pouvais espérer mieux: la couleur correspond à la couleur de l'habit, la légère usure du bois en reprend le passepoil.
Autre ouvrage terminé ce week-end:
Même si à première vue cela ressemble à si méprendre à la pelote que je vous avais présentée précédemment, c'est bien l'écharpe que je vous montre aujourd'hui.
Sur les conseils de Madame Cat'Laine, j'ai doublé la laine avec un fil orangé.
Effectivement, la teinte sied beaucoup mieux à mon visage pâle, même s'il n'est en rien comparable à celui d'une geisha...
mercredi 1 mars 2006
Souvenir, souvenir
Nous aimons partir de par le monde, histoire de découvrir des paysages, des villes et leur architecture, des us et coûtumes et bien entendu rencontrer les habitants de ces contrées plus ou moins lointaines.
L'été dernier, nous nous sommes envolés pour l'Inde et plus particulièrement pour le Ladakh, province perchée dans l'Himalaya.
Et là, nous avons traversé des déserts minéraux à vous couper le souffle du fait de leur beauté mais aussi parce qu'ils se situaient parfois à plus de 5000m d'altitude... En guise de souvenir,nous en avons rapporté une turquoise.
De retour dans notre quotidien, de temps à autre, nous dépliions le morceau d'étoffe dans lequel le vendeur l'avait emballée afin de la protéger et nous la faisions tourner entre nos doigts afin de la contempler. Comme il était dommage qu'elle dorme au fond d'un tiroir...Ce fut soudain une évidence:et si on l'encadrait!
J'ai commencé par feuilleter les N° de la revue "Idées de Cadres" en espérant y puiser l'inspiration nécessaire.
J'ai également visionné les diapos qui immortalisent notre périple et là, ce fut comme une révélation!
J'allais replacer cette turquoise dans son contexte d'origine, lui rendre sa fonction première: refaire d'elle le fleuron d'un collier.
C'est à "La Droguerie" que j'ai trouvé ces perles imitant à s'y méprendre les pierres qui allaient entourer notre turquoise.
Au lieu de l'éternel dépassant plat, je me suis appropriée la technique du passepoil expliquée par "Josiane la Récup" dans le N° 46 d'Idées de Cadres: il rappelait ceux qui ornent l'habit traditionnel des femmes du Ladakh.
Des hausses en carton plume en été intercalées entre le fond où j'ai fixé la turquoise et les perles à l'aide d'un fil de fer très fin et le passe-partout ouvert pour accueillir le portrait afin de confectionner un écrin de présentation pour le collier reconstitué.
Etape suivante: trouver le cadre ad hoc.
lundi 6 février 2006
On ne sait jamais, ça peut servir...
C'est à cause de cette réflexion que l'on se retrouve à la tête d'une riche collection de chutes de papier, de morceaux de carton de différentes épaisseur, de bouts de tissus, de rubans,...qui envahit boîtes, tiroirs, armoires...
Jusqu'au jour où, triomphalement, on ressort le trésor si longtemps enfoui, juste le petit rien qu'il nous fallait. Et l'on se félicite de ne pas l'avoir jeté lors du dernier tri sélectif.
Depuis quelques temps, j'ai étendu ma collection aux feuilles de papier de soie de couleurs qui servent à protéger les objets fragiles ou à présenter joliment les cadeaux.
Voici comment j'ai recyclé certaines d'entre elles:
Elles ont servi à recouvrir les biseaux de cet encadrement
Le côté froissé résultant d'une première utilisation n'a rien de gênant, bien au contraire car il apporte du relief et permet de masquer les éventuelles imperfections de la découpe du biseau.
Me débarrasser de fragments d'émaux de Briare s'avérant un crêve-coeur, j'en ai décoré un petit cadre en bois vendu par lot de 3 à 1,50€ chez Ikéa:
J'espère vous avoir convaincus, si jamais il en était besoin...

















































